Lu La République, de Platon. Incontestablement une œuvre majeure, ne serait-ce
que par son ampleur (dix livres, pas un de moins) et la variété des thèmes
traités. Si le dialogue s’amorce par la tentative de Socrate de faire ressortir
la fausseté de l’équivalence posée par Thrasymaque entre l’injuste et
l’avantageux, ce n’est que vers la fin du traité, lorsque Platon [R1] souligne
le caractère néfaste de la tyrannie, que l’objectif est atteint. Entre temps,
le lecteur aura eu le temps de découvrir une description du régime idéal, une
classification des régimes politiques en fonction des types de caractères, des
réflexions sur la philosophie, les sciences et les arts, une définition de la
dialectique, des arguments en faveur de l’immortalité de l’âme et une quête
permanente de « la vie la meilleure ».