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jeudi 23 mars 2017

La cité divisée. L’oubli dans la mémoire d’Athènes, de Nicole Loraux



« Pour désigner la sédition, la révolution dans la cité, les Grecs usent du mot de stasis qu’ils ont emprunté à la racine la plus évocatrice des idées de fermeté, de permanence, de stabilité. Comme si la stasis était chez eux une institution. »
-H. Van Effenterre.


« Le meurtre de deux frères, tombés sous des coups mutuels, c’est là une souillure qui ne vieillit pas. » (Eschyle, Les Sept contre Thèbes, 681-682)

samedi 20 février 2016

Ayn Rand, pourquoi tant de haine ?

Quiconque chercherait à rendre compte de la réception d’Ayn Rand dans la sphère intellectuelle française ne pourrait qu’en conclure que la romancière et philosophe américaine fait l’objet d’une véritable haine. Une haine poisseuse, crasse et lamentable, dont voici un bref florilège :

samedi 16 janvier 2016

De la Providence, de Sénèque

J’ai terminé hier l’ouvrage de Sénèque intitulé De la Providence. Je vais certainement surprendre en disant qu’il m’a laissé avec un profond sentiment d’horreur et de dégoût.

vendredi 21 août 2015

La République, de Cicéron

« Celui qui préside aux destinées de la République doit avoir pour but le bonheur de ses concitoyens. Qu'il travaille constamment à donner à l'État puissance, richesse, attitude glorieuse, sans s'écarter des voies de l'honneur et de la vertu. »
-Cicéron, Ad Atticum, VIII, 11.
Lu De la République, de Cicéron (en latin De Republica). Un ouvrage admirable, considéré dès l’Antiquité comme le chef d’œuvre de Cicéron.

mardi 4 août 2015

Traité du pouvoir du magistrat politique sur les choses sacrées, d’Hugo Grotius

Lu le Traité du pouvoir du magistrat politique sur les choses sacrées, d’Hugo Grotius. Ce traité politique, datant du milieu du XVIIème siècle, s’inscrit en plein dans les problèmes de l’époque, et plus précisément dans la crise européenne ouverte un siècle plus tôt par la Réforme protestante (la publication des thèses luthériennes datant de 1517).

vendredi 17 juillet 2015

La République, de Platon


Lu La République, de Platon. Incontestablement une œuvre majeure, ne serait-ce que par son ampleur (dix livres, pas un de moins) et la variété des thèmes traités. Si le dialogue s’amorce par la tentative de Socrate de faire ressortir la fausseté de l’équivalence posée par Thrasymaque entre l’injuste et l’avantageux, ce n’est que vers la fin du traité, lorsque Platon [R1] souligne le caractère néfaste de la tyrannie, que l’objectif est atteint. Entre temps, le lecteur aura eu le temps de découvrir une description du régime idéal, une classification des régimes politiques en fonction des types de caractères, des réflexions sur la philosophie, les sciences et les arts, une définition de la dialectique, des arguments en faveur de l’immortalité de l’âme et une quête permanente de « la vie la meilleure ».

lundi 22 juin 2015

Origine égyptienne de la philosophie, de Grégoire Biyogo

Lu Origine égyptienne de la philosophie, de Grégoire Biyogo (Éditions Menaibuc, 2002). Une déception, par ailleurs prévisible [R1]. L’auteur prétend surmonter « une amnésie millénaire », l’invention de la philosophie dans l’Ancienne Égypte. Invention occultée par l’orgueil occidental, et plus précisément, la volonté des philosophes grecs de « tuer le père égyptien ». Le caractère neuf de cette « révélation » est d’autant plus incompréhensible que les sources de sa thèse sont en réalité biens connues [R2].