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jeudi 23 mars 2017

La cité divisée. L’oubli dans la mémoire d’Athènes, de Nicole Loraux



« Pour désigner la sédition, la révolution dans la cité, les Grecs usent du mot de stasis qu’ils ont emprunté à la racine la plus évocatrice des idées de fermeté, de permanence, de stabilité. Comme si la stasis était chez eux une institution. »
-H. Van Effenterre.


« Le meurtre de deux frères, tombés sous des coups mutuels, c’est là une souillure qui ne vieillit pas. » (Eschyle, Les Sept contre Thèbes, 681-682)

dimanche 10 avril 2016

Considérations sur le temps présent (3) :

« Les hommes font leur histoire, quelque tournure qu'elle prenne, en poursuivant chacun leurs fins propres, consciemment voulues, et ce sont précisément les résultats de ces nombreuses volontés agissant dans des sens différents et de leurs répercussions variées sur le monde extérieur qui constituent l'histoire. Il s'agit aussi, par conséquent, de ce que veulent les nombreux individus pris isolément. »
-Friedrich Engels, Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande, 1888.

lundi 7 septembre 2015

Considérations sur le temps présent (1) :


« Rien n'est plus malaisé que de se rendre compte de la portée historique d'un mouvement contemporain. La proximité des phénomènes ne permet pas d'en reconnaître les formes et les proportions. Le jugement historique exige avant tout le recul. »
-Ludwig von Mises, Le Socialisme.

« Toutes les conditions d'un exposé d'ensemble de l'histoire qui se fait sous nos yeux renferment inévitablement des sources d'erreurs; or, cela ne détourne personne d'écrire l'histoire du présent. »
-Friedrich Engels, Introduction aux Luttes des classes en France de Karl Marx.

« On ne saurait juger une telle époque de bouleversement sur l’idée qu’elle se fait d’elle-même. »
-Karl Marx, Contribution à la critique de l’économie politique.

« Toute connaissance historique tira sa lumière et son intensité du présent ; toutes les représentations et les constructions historiques sont pleines de projections et d’identification naïves ; seule une conscience de notre propre situation historique nous donnera une clairvoyance historique. »
-Carl Schmitt, Positionen und Begriffe.

vendredi 17 juillet 2015

La République, de Platon


Lu La République, de Platon. Incontestablement une œuvre majeure, ne serait-ce que par son ampleur (dix livres, pas un de moins) et la variété des thèmes traités. Si le dialogue s’amorce par la tentative de Socrate de faire ressortir la fausseté de l’équivalence posée par Thrasymaque entre l’injuste et l’avantageux, ce n’est que vers la fin du traité, lorsque Platon [R1] souligne le caractère néfaste de la tyrannie, que l’objectif est atteint. Entre temps, le lecteur aura eu le temps de découvrir une description du régime idéal, une classification des régimes politiques en fonction des types de caractères, des réflexions sur la philosophie, les sciences et les arts, une définition de la dialectique, des arguments en faveur de l’immortalité de l’âme et une quête permanente de « la vie la meilleure ».