Une
fable postmoderne est l’un des textes qui composent le
recueil Moralités postmodernes.
Jean-François Lyotard y narre d’abord une apocalypse conforme avec nos
connaissances scientifiques modernes, à savoir la mort du soleil, que Wikipédia décrit ainsi : « Lorsqu’il sera
âgé de 10,5 milliards d’années, l’équilibre hydrostatique sera rompu. Le Soleil
aura converti tout l'hydrogène de son cœur en hélium. Le noyau d'hélium se
contractera et s’échauffera fortement tandis qu’une couronne externe du cœur
fusionnera l’hydrogène en hélium. Ses couches superficielles, dilatées par le
flux thermique croissant et ainsi partiellement libérées de l’effet
gravitationnel, seront progressivement repoussées : le Soleil se dilatera,
d'abord lentement sur 500 millions d'années, puis plus rapidement sur 500
millions d'années supplémentaires, pour finalement se transformer en géante
rouge. Au terme de ce processus, le diamètre du Soleil sera environ 100 fois
supérieur à l’actuel et près de 2 000 fois plus lumineux. Il dépassera l’orbite
de Mercure et de Vénus. La Terre, si elle subsiste encore, ne sera plus qu’un
désert calciné. »
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mercredi 4 mai 2016
Une fable postmoderne, de Jean-François Lyotard
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mardi 9 juin 2015
Le Discours sur l’esprit positif, d’Auguste Comte
Le Discours
sur l'esprit positif d'Auguste Comte constitue vraisemblablement l'un des
textes les plus rasoirs de toute l'histoire de la philosophie. Pire, il n'est
même pas original. Ses idées maîtresses (rationalisme, antagonisme de la raison
et de la foi, mouvement ascendant de l'espèce humaine) sont, depuis la
Renaissance, inscrites au cœur même de la modernité. Au moins l'auteur a-t-il
l'honnêteté intellectuelle de saluer les esprits, moins laborieux que lui-même,
à l'origine de son système. Quant au style, pompeux et parfois grandiloquent,
il est vicié d'un défaut visible partout: les phrases sentencieuses de Comte ne
forment presque jamais une unité, il faut continuellement les associer à celles
qui les précèdent ou les suivent pour en comprendre le sens, qui n'appartient
qu'au paragraphe. D'où le sentiment d'oppression et d'obscurité d'un contenu en
réalité assez borné.
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