On a vu, avec Agamben, l’influence historique de l’idée
d’un gouvernement providentiel du monde. Hegel, dans l’ouvrage qui expose sa
philosophie de l’histoire, évoque explicitement cette notion (cf ci-dessous
p.60), mais affirme que la fidélité à la foi chrétienne impose d’aller plus loin. Hegel ambitionne d’exposer le contenu « concret »
du gouvernement providentiel du monde. L’hégélianisme forme donc l’expression
la plus aboutie, la plus honnêtement religieuse, –la plus lyrique aussi- d’une conception idéaliste de l’Histoire (l’idée gouverne l’histoire et l’histoire
manifeste la réalisation d’une idée).
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dimanche 4 juin 2017
La Raison dans l'Histoire, de Hegel
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samedi 28 janvier 2017
Idée d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique, d’Emmanuel Kant
La rédaction par Kant de l’Idée d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique marque
vraisemblablement la naissance de la philosophie de l’histoire, définit par
Aron comme « interprétation globale
du devenir humain qui dégage les grandes lignes de ce devenir et simultanément,
la signification essentielle de ce devenir » (Raymond Aron,
"Philosophie et Histoire". Cours, première diffusion le 02/12/1963
sur Radio Sorbonne, 1/5). Définition à laquelle il faut selon moi ajouter l’idée
qu’un tel discours se veut philosophique, et non religieux (car un « linéarisme historique
» de nature religieuse est présent dans le judaïsme et le christianisme, et
dans des religions orientales encore plus anciennes, comme le Zoroastrisme. L’idée
de sens et d’achèvement du devenir historique semble d’ailleurs purement
monothéiste, les paganismes gréco-romains ou scandinaves, religions « cycliques »
n’assignant pas de commencement ni de fin au monde –Ragnarök lui-même est suivi d’une renaissance
du monde).
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