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mercredi 28 mars 2018
Clément Rosset est mort

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dimanche 4 juin 2017
La Raison dans l'Histoire, de Hegel
On a vu, avec Agamben, l’influence historique de l’idée
d’un gouvernement providentiel du monde. Hegel, dans l’ouvrage qui expose sa
philosophie de l’histoire, évoque explicitement cette notion (cf ci-dessous
p.60), mais affirme que la fidélité à la foi chrétienne impose d’aller plus loin. Hegel ambitionne d’exposer le contenu « concret »
du gouvernement providentiel du monde. L’hégélianisme forme donc l’expression
la plus aboutie, la plus honnêtement religieuse, –la plus lyrique aussi- d’une conception idéaliste de l’Histoire (l’idée gouverne l’histoire et l’histoire
manifeste la réalisation d’une idée).
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mercredi 22 février 2017
Terre et Mer. Un point de vue sur l’histoire mondiale, de Carl Schmitt
Le mois dernier, nous avions parlé un peu de Kant,
et de ce qu’était une histoire de l’humanité conçue de manière téléologique, (une
philosophie de l’histoire en somme). Par contraste, l’ouvrage de Carl Schmitt
intitulé Terre et Mer offre un point
de vue a-théologique sur l’histoire mondiale. L’histoire n’y est pas la
conséquence d’un « plan caché de la
nature », mais bien le fait des hommes, des sociétés. Elle ne signifie
rien et ne mène vers rien (privée de terme, elle ne peut donc être ni
perpétuellement en progrès ni perpétuellement en déclin). Il est amusant de
voir que pour le catholique Schmitt, l’histoire (du moins dans ce texte), n’est
absolument pas gouvernée par une Providence. Dieu a été évacué, la logique du
devenir historique repose sur les rapports de force immanents à l’humanité. Il
s’agit donc d’une histoire à la fois pourvue d’une certaine intelligibilité (cf
p.23) , mais a-signifiante. Sur ce point, Terre
et Mer nous semble surpasser même le Manifeste
communiste (les deux grilles de lectures n’étant pas incompatibles, commele souligne Laurent Henninger).
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samedi 28 janvier 2017
Idée d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique, d’Emmanuel Kant
La rédaction par Kant de l’Idée d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique marque
vraisemblablement la naissance de la philosophie de l’histoire, définit par
Aron comme « interprétation globale
du devenir humain qui dégage les grandes lignes de ce devenir et simultanément,
la signification essentielle de ce devenir » (Raymond Aron,
"Philosophie et Histoire". Cours, première diffusion le 02/12/1963
sur Radio Sorbonne, 1/5). Définition à laquelle il faut selon moi ajouter l’idée
qu’un tel discours se veut philosophique, et non religieux (car un « linéarisme historique
» de nature religieuse est présent dans le judaïsme et le christianisme, et
dans des religions orientales encore plus anciennes, comme le Zoroastrisme. L’idée
de sens et d’achèvement du devenir historique semble d’ailleurs purement
monothéiste, les paganismes gréco-romains ou scandinaves, religions « cycliques »
n’assignant pas de commencement ni de fin au monde –Ragnarök lui-même est suivi d’une renaissance
du monde).
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mercredi 4 mai 2016
Une fable postmoderne, de Jean-François Lyotard
Une
fable postmoderne est l’un des textes qui composent le
recueil Moralités postmodernes.
Jean-François Lyotard y narre d’abord une apocalypse conforme avec nos
connaissances scientifiques modernes, à savoir la mort du soleil, que Wikipédia décrit ainsi : « Lorsqu’il sera
âgé de 10,5 milliards d’années, l’équilibre hydrostatique sera rompu. Le Soleil
aura converti tout l'hydrogène de son cœur en hélium. Le noyau d'hélium se
contractera et s’échauffera fortement tandis qu’une couronne externe du cœur
fusionnera l’hydrogène en hélium. Ses couches superficielles, dilatées par le
flux thermique croissant et ainsi partiellement libérées de l’effet
gravitationnel, seront progressivement repoussées : le Soleil se dilatera,
d'abord lentement sur 500 millions d'années, puis plus rapidement sur 500
millions d'années supplémentaires, pour finalement se transformer en géante
rouge. Au terme de ce processus, le diamètre du Soleil sera environ 100 fois
supérieur à l’actuel et près de 2 000 fois plus lumineux. Il dépassera l’orbite
de Mercure et de Vénus. La Terre, si elle subsiste encore, ne sera plus qu’un
désert calciné. »
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