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jeudi 1 décembre 2016

Trump et nous

Avec le Brexit, dont nous reparlerons bientôt, l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis d’Amérique constitue certainement l’événement le plus important de l’année 2016. Ces deux événements ont sans nul doute ébréché la marche en avant de l’Empire euroatlantique. Ils marquent la fin de la première moitié du XXIème siècle, allant des attentats de 2001 aux guerres que l’Occident a mené en Afrique, en Syrie, etc.

vendredi 24 juin 2016

Brexit, le crépuscule de la servitude

« Courageux et libre, le grand peuple britannique vient de se hisser à la hauteur de son histoire et d’administrer une formidable leçon de liberté aux autres peuples du continent.
En ce 24 juin au matin, une chose est sûre : l’Histoire vient de basculer.
Non seulement le Royaume-Uni va reprendre sa liberté mais tous les peuples d’Europe, les uns après les autres, vont désormais exiger d’avoir aussi la même possibilité.
En sortant leur pays de l’infâme piège tendu par Washington depuis 1951, les Britanniques viennent de rendre au monde un service comparable à celui de 1940.
En ce 24 juin 2016 au matin, la prétendue « construction européenne » vient de commencer son effondrement final. »

samedi 18 juin 2016

La formation de la classe ouvrière anglaise, d’Edward P. Thompson

L’historien marxiste Edward P. Thompson fit paraître en 1963 un important ouvrage historique, devenu depuis un classique dans le monde anglo-saxon : La formation de la classe ouvrière anglaise. Il y traite avec un luxe de détails (et un style souvent déroutant) du contexte politique, social et économique de la fin du XVIIIème siècle et du début du XIXème siècle dans une Angleterre marquée par les guerres napoléoniennes et la Révolution industrielle. L’auteur, qui appartient au « marxisme occidental » dont j’ai déjà évoqué une autre figure, en profite pour y montrer, au milieu du chaos d’une ère de guerre civile larvée, l’action autonome du prolétariat naissant, dans un esprit d’opposition au dirigisme de parti (Thompson est un dissident du Parti communiste britannique), et au primat de la théorie alors incarné par le philosophe français Louis Althusser.

dimanche 10 avril 2016

Considérations sur le temps présent (3) :

« Les hommes font leur histoire, quelque tournure qu'elle prenne, en poursuivant chacun leurs fins propres, consciemment voulues, et ce sont précisément les résultats de ces nombreuses volontés agissant dans des sens différents et de leurs répercussions variées sur le monde extérieur qui constituent l'histoire. Il s'agit aussi, par conséquent, de ce que veulent les nombreux individus pris isolément. »
-Friedrich Engels, Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande, 1888.

lundi 7 septembre 2015

Considérations sur le temps présent (1) :


« Rien n'est plus malaisé que de se rendre compte de la portée historique d'un mouvement contemporain. La proximité des phénomènes ne permet pas d'en reconnaître les formes et les proportions. Le jugement historique exige avant tout le recul. »
-Ludwig von Mises, Le Socialisme.

« Toutes les conditions d'un exposé d'ensemble de l'histoire qui se fait sous nos yeux renferment inévitablement des sources d'erreurs; or, cela ne détourne personne d'écrire l'histoire du présent. »
-Friedrich Engels, Introduction aux Luttes des classes en France de Karl Marx.

« On ne saurait juger une telle époque de bouleversement sur l’idée qu’elle se fait d’elle-même. »
-Karl Marx, Contribution à la critique de l’économie politique.

« Toute connaissance historique tira sa lumière et son intensité du présent ; toutes les représentations et les constructions historiques sont pleines de projections et d’identification naïves ; seule une conscience de notre propre situation historique nous donnera une clairvoyance historique. »
-Carl Schmitt, Positionen und Begriffe.

mercredi 3 juin 2015

Bourrage de crâne, bureaucratie et propagande euro-impériale


Le texte qui suit est une traduction (bien imparfaite, je le crains) d’un article de Bruno Waterfield, paru dans la version web du Daily Telegraph, le 3 février 2013.
A sa lecture, on en vient à se dire que le « beau projet européen » ne doit pas être si beau, ni si bien portant que ça, pour qu’on en soit désormais à traquer et à corriger les opinions dissonantes (et sur le dos du #mouton-contribuable, qui plus est).


Accessoirement, ce genre d’histoire permet de mieux comprendre pourquoi les Britanniques (comparativement mieux informés par une presse plus indépendante de l’Etat), aspirent de plus en plus à quitter l’Union Européenne les premiers.