mercredi 4 mai 2016

Une fable postmoderne, de Jean-François Lyotard

Une fable postmoderne est l’un des textes qui composent le recueil Moralités postmodernes. Jean-François Lyotard y narre d’abord une apocalypse conforme avec nos connaissances scientifiques modernes, à savoir la mort du soleil, que Wikipédia décrit ainsi : « Lorsqu’il sera âgé de 10,5 milliards d’années, l’équilibre hydrostatique sera rompu. Le Soleil aura converti tout l'hydrogène de son cœur en hélium. Le noyau d'hélium se contractera et s’échauffera fortement tandis qu’une couronne externe du cœur fusionnera l’hydrogène en hélium. Ses couches superficielles, dilatées par le flux thermique croissant et ainsi partiellement libérées de l’effet gravitationnel, seront progressivement repoussées : le Soleil se dilatera, d'abord lentement sur 500 millions d'années, puis plus rapidement sur 500 millions d'années supplémentaires, pour finalement se transformer en géante rouge. Au terme de ce processus, le diamètre du Soleil sera environ 100 fois supérieur à l’actuel et près de 2 000 fois plus lumineux. Il dépassera l’orbite de Mercure et de Vénus. La Terre, si elle subsiste encore, ne sera plus qu’un désert calciné. »

dimanche 10 avril 2016

Considérations sur le temps présent (3) :

« Les hommes font leur histoire, quelque tournure qu'elle prenne, en poursuivant chacun leurs fins propres, consciemment voulues, et ce sont précisément les résultats de ces nombreuses volontés agissant dans des sens différents et de leurs répercussions variées sur le monde extérieur qui constituent l'histoire. Il s'agit aussi, par conséquent, de ce que veulent les nombreux individus pris isolément. »
-Friedrich Engels, Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande, 1888.

samedi 2 avril 2016

mardi 22 mars 2016

Atlas Shrugged, d’Ayn Rand

Sculpture d'Atlas à New York, symbole du mouvement objectiviste.
« Tu ne sais plus ce qui est juste. La bataille en cours n'a pas pour enjeu des avantages matériels, Dagny. C'est une crise morale, la plus grave à laquelle le monde ait jamais été confronté, et ce sera la dernière. Notre époque est l'aboutissement de siècles d'erreurs. Il faut y mettre un terme, une fois pour toutes, ou périr, nous, les hommes capables de penser. C'est notre faute. Nous avons produit les richesses de ce monde, mais nous avons laissé nos ennemis ériger leurs principes en code moral. »
-Ayn Rand, La Grève, p.623.

samedi 20 février 2016

Ayn Rand, pourquoi tant de haine ?

Quiconque chercherait à rendre compte de la réception d’Ayn Rand dans la sphère intellectuelle française ne pourrait qu’en conclure que la romancière et philosophe américaine fait l’objet d’une véritable haine. Une haine poisseuse, crasse et lamentable, dont voici un bref florilège :

mercredi 10 février 2016

L'École de Salamanque ou les origines thomistes des droits naturels



L’École de Salamanque désigne le renouveau intellectuel initié au XVIème siècle par plusieurs théologiens catholiques espagnols. Elle doit son nom à l’Université de Salamanque, fondée en 1218, mais ne se forme que sur la base de l’enseignement de Francisco de Vitoria (qui y enseigne à partir de 1526) et se prolonge jusqu’à Francisco Suárez (1548-1617).

samedi 16 janvier 2016

De la Providence, de Sénèque

J’ai terminé hier l’ouvrage de Sénèque intitulé De la Providence. Je vais certainement surprendre en disant qu’il m’a laissé avec un profond sentiment d’horreur et de dégoût.

vendredi 1 janvier 2016

The Myths of Reaganomics, par Murray N. Rothbard

Pour bien commencer cette année 2016 avec quelques démystifications utiles, je vous propose aujourd’hui une traduction (partielle) d’un article de l’économiste et philosophe libertarien Murray Rothbard. Traduisible par « Le Mythe de l’économie reaganienne », cet article constitue une critique radicale du caractère libéral des politiques menées par le président américain Ronald Reagan et son administration.

samedi 19 décembre 2015

Considérations sur le temps présent (2):

Parfois l’époque parle si bien d’elle-même qu’il n’est guère besoin de commentaires. Il suffit d’écouter ce qu’elle veut nous dire –et la vérité n’est peut-être pas tant à dévoiler qu’à discerner dans les remous et les plis de l’Histoire en marche.
« Les mots sont à l’envers absolu des choses, tout est cul par-dessus tête, tout est renversé – étymologiquement, tout est catastrophique. »
-Frédéric Lordon, Ce que nous pouvons, 30 novembre 2015.

mardi 1 décembre 2015

Traité de l'origine, la nature, le droit et la mutation des monnaies, de Nicolas Oresme

Ce n’est pas en vain que l’on fait l’effort de chercher la sagesse et celui d’écrire, car même lorsque le destin nous voue à être « Vox clamantis in deserto », il est du pouvoir des hommes de s’approprier la pensée que leurs ont légués les meilleurs de leurs prédécesseurs.